Un racisme anti-noir outrancier inonde les télévisions arabes en période de Ramadan
Hana
al-Khamri, Chronique Palestine, 20 juin 2018
al-Khamri, Chronique Palestine, 20 juin 2018
Comme les
autres années, les séries télévisées lors du Ramadan de cette année ont exposé
des scènes d’un racisme grossier à l’encontre des Afro/Arabes noirs.
autres années, les séries télévisées lors du Ramadan de cette année ont exposé
des scènes d’un racisme grossier à l’encontre des Afro/Arabes noirs.

Pendant
le mois sacré du Ramadan, les musulmans sont censés s’abstenir de nourriture,
de boissons, de tabac, d’activité sexuelle et de langage vulgaire.
Naturellement, au cours de ce mois, les diffuseurs de télévision dans le monde
arabe ont tendance à changer leur programmation et à promouvoir un contenu
ciblant le public familial.
Pourtant,
année après année, la moquerie raciste et le vocabulaire injurieux à l’égard
des Afro-Arabes noirs et des migrants noirs africains, s’invitent sur les
écrans de télévision de millions de familles arabes rassemblées pour jouir des
séries télévisées produites spécialement pour le Ramadan.
année après année, la moquerie raciste et le vocabulaire injurieux à l’égard
des Afro-Arabes noirs et des migrants noirs africains, s’invitent sur les
écrans de télévision de millions de familles arabes rassemblées pour jouir des
séries télévisées produites spécialement pour le Ramadan.
Le
contenu des télévisions du Ramadan de cette année n’a pas « déçu » à
cet égard.
contenu des télévisions du Ramadan de cette année n’a pas « déçu » à
cet égard.
La série
comique égyptienne « Azmi wa Ashgan » (Azmi et Ashgan), créée par le
producteur égyptien à scandale Ahmed el-Sobki, a présenté ses principaux
acteurs grimés en noir à plusieurs reprises tout au long de la série, utilisant
un langage raciste à l’égard des Noirs et les représentant comme des serviteurs
qui parlent un arabe hésitant et pratiquent la sorcellerie.
comique égyptienne « Azmi wa Ashgan » (Azmi et Ashgan), créée par le
producteur égyptien à scandale Ahmed el-Sobki, a présenté ses principaux
acteurs grimés en noir à plusieurs reprises tout au long de la série, utilisant
un langage raciste à l’égard des Noirs et les représentant comme des serviteurs
qui parlent un arabe hésitant et pratiquent la sorcellerie.
La série
de comédie koweïtienne « Block Ghashmara » (Le bloc de blagues), de
son côté, a consacré tout un épisode à des acteurs grimés en noir dépeignant
les Soudanais comme des paresseux et des cyniques.
de comédie koweïtienne « Block Ghashmara » (Le bloc de blagues), de
son côté, a consacré tout un épisode à des acteurs grimés en noir dépeignant
les Soudanais comme des paresseux et des cyniques.
Malgré
l’indignation sur les médias sociaux, les équipes de tournage à l’origine de
ces séries TV se sont défendues.
l’indignation sur les médias sociaux, les équipes de tournage à l’origine de
ces séries TV se sont défendues.
Ahmed
Mohy, le scénariste de « Azmi we Ashgan », a minimisé les insultes
racistes dans son émission, disant sur Twitter que « [l’équipe] ne vise
pas à insulter une partie du peuple égyptien, parce que nous sommes un seul
peuple ».
Mohy, le scénariste de « Azmi we Ashgan », a minimisé les insultes
racistes dans son émission, disant sur Twitter que « [l’équipe] ne vise
pas à insulter une partie du peuple égyptien, parce que nous sommes un seul
peuple ».
Sur
Instagram, l’acteur koweïtien Hassan al-Ballam, vedette de l’épisode
controversé du Block Ghashmara, s’est excusé, mais a déclaré que les critiques
contre lui étaient exagérées et qu’il avait été « mal compris ».
Instagram, l’acteur koweïtien Hassan al-Ballam, vedette de l’épisode
controversé du Block Ghashmara, s’est excusé, mais a déclaré que les critiques
contre lui étaient exagérées et qu’il avait été « mal compris ».
Cependant,
ces échanges et ces critiques se sont limités aux médias sociaux et comme par
le passé, n’ont pas permis de mener une discussion plus large à l’échelle de la
société. Cela n’est guère surprenant étant donné que le racisme dans la culture
populaire arabe et dans le cinéma arabe, en particulier est omniprésent, et il
semble y avoir peu d’intérêt pour la société arabe à vouloir changer cela.
ces échanges et ces critiques se sont limités aux médias sociaux et comme par
le passé, n’ont pas permis de mener une discussion plus large à l’échelle de la
société. Cela n’est guère surprenant étant donné que le racisme dans la culture
populaire arabe et dans le cinéma arabe, en particulier est omniprésent, et il
semble y avoir peu d’intérêt pour la société arabe à vouloir changer cela.
Les
troupes racistes du cinéma arabe
troupes racistes du cinéma arabe
« Pourquoi
éteignez-vous la lumière? Vous êtes déjà sombres par nature », dit le
personnage principal à une prostituée noire dans le film égyptien de 1998, Sa’eedi
fil gamaa el amrekeia (Un Égyptien supérieur à l’Université américaine).
éteignez-vous la lumière? Vous êtes déjà sombres par nature », dit le
personnage principal à une prostituée noire dans le film égyptien de 1998, Sa’eedi
fil gamaa el amrekeia (Un Égyptien supérieur à l’Université américaine).
« Y
a-t-il une coupure de courant ou quoi? » – dit un personnage principal
lorsqu’il voit un groupe de Noirs sortir d’une boîte de nuit dans le film
égyptien de 2001, Africano.
a-t-il une coupure de courant ou quoi? » – dit un personnage principal
lorsqu’il voit un groupe de Noirs sortir d’une boîte de nuit dans le film
égyptien de 2001, Africano.
« Est-ce
que quelqu’un a brûlé cet appartement avant ou quoi? » – disent en riant
trois des personnages du film égyptien 2005, Eyal Habiba (les enfants de
Habiba), alors qu’ils regardent un mur de photos de famille dans l’appartement
d’un Soudanais (joué par un Arabe grimé en noir).
que quelqu’un a brûlé cet appartement avant ou quoi? » – disent en riant
trois des personnages du film égyptien 2005, Eyal Habiba (les enfants de
Habiba), alors qu’ils regardent un mur de photos de famille dans l’appartement
d’un Soudanais (joué par un Arabe grimé en noir).
Ce ne
sont là que quelques exemples du langage raciste anti-noir qui domine le cinéma
arabe depuis des décennies. L’industrie continue d’injecter ses séries
dramatiques, ses films et ses talk-shows populaires avec une racisme ignoble
pour imposer des images indignes d’Afro/Arabes noirs et de migrants noirs
africains.
sont là que quelques exemples du langage raciste anti-noir qui domine le cinéma
arabe depuis des décennies. L’industrie continue d’injecter ses séries
dramatiques, ses films et ses talk-shows populaires avec une racisme ignoble
pour imposer des images indignes d’Afro/Arabes noirs et de migrants noirs
africains.
La
représentation des Noirs dans le cinéma arabe reflète les sentiments anti-noirs
répandus et le racisme qui existe dans les pays arabophones.
représentation des Noirs dans le cinéma arabe reflète les sentiments anti-noirs
répandus et le racisme qui existe dans les pays arabophones.
A
l’écran, les Noirs sont confinés dans des rôles subalternes, réduits à des
rôles de domestiques, de prostituées, de pitres, de portiers travaillant pour
des familles riches.
l’écran, les Noirs sont confinés dans des rôles subalternes, réduits à des
rôles de domestiques, de prostituées, de pitres, de portiers travaillant pour
des familles riches.
Les
hommes et les femmes noirs sont constamment décrits comme sales et paresseux et
leur couleur de peau est sujette à la moquerie raciste et associée à la
malchance.
hommes et les femmes noirs sont constamment décrits comme sales et paresseux et
leur couleur de peau est sujette à la moquerie raciste et associée à la
malchance.
Quand le
personnage principal, Khalaf (Mohamed Henedy), dans Sa’eedi fil gamaa el
amrekeia entend la nouvelle de la mort de quelqu’un, il tourne son regard vers
une prostituée jouée par une femme noire, et déclare: « La dame est morte
à cause de ton visage noir ». Le même film contient de nombreux
commentaires racistes sur la prostituée noire illustrant combien les femmes
afro/noires sont perçues comme laides et peu féminines.
personnage principal, Khalaf (Mohamed Henedy), dans Sa’eedi fil gamaa el
amrekeia entend la nouvelle de la mort de quelqu’un, il tourne son regard vers
une prostituée jouée par une femme noire, et déclare: « La dame est morte
à cause de ton visage noir ». Le même film contient de nombreux
commentaires racistes sur la prostituée noire illustrant combien les femmes
afro/noires sont perçues comme laides et peu féminines.
Même les
enfants noirs sont les victimes de cette moquerie raciste. Dans la comédie
égyptienne de 2003, Elly Baly Balak (Mes pensées sont vos pensées), le
protagoniste s’adresse à sa femme après avoir confondu l’enfant d’une servante
noire avec le sien, en disant « Vous êtes blanche et je suis blanc,
comment pourrions-nous avoir cette ‘barre de dates’ comme enfant ? »
enfants noirs sont les victimes de cette moquerie raciste. Dans la comédie
égyptienne de 2003, Elly Baly Balak (Mes pensées sont vos pensées), le
protagoniste s’adresse à sa femme après avoir confondu l’enfant d’une servante
noire avec le sien, en disant « Vous êtes blanche et je suis blanc,
comment pourrions-nous avoir cette ‘barre de dates’ comme enfant ? »
Il est
évident que l’industrie cinématographique arabe n’a aucun scrupule à pratiquer
le « Arab-washing », suivant les traces d’Hollywood et son penchant
pour les histoires et les personnages exclusivement blancs.
évident que l’industrie cinématographique arabe n’a aucun scrupule à pratiquer
le « Arab-washing », suivant les traces d’Hollywood et son penchant
pour les histoires et les personnages exclusivement blancs.
Aux
États-Unis, l’utilisation du grimage en noir a été en grande partie abandonnée,
mais dans le cinéma arabe, il est constamment utilisé pour que des Arabes
non-noirs jouent des rôles de Noirs. Ils sont grimés, enfilent des fausses
fesses exagérées, d’épais cheveux bouclés de style afro et du rouge à lèvres
rouge vif.
États-Unis, l’utilisation du grimage en noir a été en grande partie abandonnée,
mais dans le cinéma arabe, il est constamment utilisé pour que des Arabes
non-noirs jouent des rôles de Noirs. Ils sont grimés, enfilent des fausses
fesses exagérées, d’épais cheveux bouclés de style afro et du rouge à lèvres
rouge vif.
Il est
également révélateur que durant des décennies, le premier et seul acteur à peau
sombre qui ait joué des rôles de premier plan dans le cinéma égyptien était
Ahmed Zaki (1949-2005). Mais même lui n’a pas échappé aux qualificatifs
racistes : il a été surnommé « l’étoile de bronze » et le
« tigre noir ».
également révélateur que durant des décennies, le premier et seul acteur à peau
sombre qui ait joué des rôles de premier plan dans le cinéma égyptien était
Ahmed Zaki (1949-2005). Mais même lui n’a pas échappé aux qualificatifs
racistes : il a été surnommé « l’étoile de bronze » et le
« tigre noir ».
Le tabou
de l’esclavage
de l’esclavage
Bien que cette
représentation négative des Noirs persiste et que les stéréotypes raciaux à
leur encontre se perpétuent, il n’y a pratiquement pas de débat public sur le
sujet au sein de la société arabe. Au contraire, il y a un déni catégorique de
l’existence d’attitudes racistes à l’égard des Noirs.
représentation négative des Noirs persiste et que les stéréotypes raciaux à
leur encontre se perpétuent, il n’y a pratiquement pas de débat public sur le
sujet au sein de la société arabe. Au contraire, il y a un déni catégorique de
l’existence d’attitudes racistes à l’égard des Noirs.
Tous ceux
qui ont la peau plus foncée au Moyen-Orient ont eu à subir toutes sortes de
qualificatifs racistes et de surnoms méprisants. L’insulte raciale la plus
courante est « abd », qui signifie « esclave » ou
« serviteur ». Ce langage raciste est un héritage de l’histoire de
l’esclavage dans la région.
qui ont la peau plus foncée au Moyen-Orient ont eu à subir toutes sortes de
qualificatifs racistes et de surnoms méprisants. L’insulte raciale la plus
courante est « abd », qui signifie « esclave » ou
« serviteur ». Ce langage raciste est un héritage de l’histoire de
l’esclavage dans la région.
Cet
héritage, cependant, est toujours considéré comme un sujet tabou et lorsqu’il
est évoqué, les Arabes essaient souvent de contourner le problème en parlant de
Bilal Ibn Rabah, un esclave noir que le prophète Mohammed a libéré et qui est
devenu le premier muezzin (la personne qui appelle à la prière). Cet épisode de
l’histoire islamique est présenté comme la preuve de l’existence d’une société
islamique égalitaire et inclusive dans laquelle il n’y avait pas et il n’y a
pas de discrimination fondée sur la race.
héritage, cependant, est toujours considéré comme un sujet tabou et lorsqu’il
est évoqué, les Arabes essaient souvent de contourner le problème en parlant de
Bilal Ibn Rabah, un esclave noir que le prophète Mohammed a libéré et qui est
devenu le premier muezzin (la personne qui appelle à la prière). Cet épisode de
l’histoire islamique est présenté comme la preuve de l’existence d’une société
islamique égalitaire et inclusive dans laquelle il n’y avait pas et il n’y a
pas de discrimination fondée sur la race.
Cependant,
l’émancipation de Bilal n’a pas vraiment mis fin à l’esclavage dans la région.
Au contraire, pendant des siècles, diverses interprétations de l’Islam ont été
utilisées pour justifier une traite négrière florissante et la culture des
concubines au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
l’émancipation de Bilal n’a pas vraiment mis fin à l’esclavage dans la région.
Au contraire, pendant des siècles, diverses interprétations de l’Islam ont été
utilisées pour justifier une traite négrière florissante et la culture des
concubines au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
L’esclavage
a été complètement aboli dans les pays arabes en 1970 (à l’exception de la
Mauritanie, qui l’a fait en 1981). Bien que toutes les personnes à la peau
foncée de la région ne soient pas des descendants d’esclaves et que tous les
esclaves n’aient pas été noirs, les personnes à la peau foncée sont
stigmatisées et considérées, à priori, comme ayant de tels antécédents, même si
elles en revendiquent d’autres.
a été complètement aboli dans les pays arabes en 1970 (à l’exception de la
Mauritanie, qui l’a fait en 1981). Bien que toutes les personnes à la peau
foncée de la région ne soient pas des descendants d’esclaves et que tous les
esclaves n’aient pas été noirs, les personnes à la peau foncée sont
stigmatisées et considérées, à priori, comme ayant de tels antécédents, même si
elles en revendiquent d’autres.
Ceci, à
son tour, a un impact sur les relations sociales, les perceptions et les
positions sociales et politiques. En 2008, par exemple, lorsque Adel
Al-Kalbani, un imam saoudien noir, a été nommé pour diriger la prière à la
Grande Mosquée de la Mecque, il a dû faire face à un déluge d’insultes
racistes, certains musulmans protestant ouvertement contre sa nomination.
son tour, a un impact sur les relations sociales, les perceptions et les
positions sociales et politiques. En 2008, par exemple, lorsque Adel
Al-Kalbani, un imam saoudien noir, a été nommé pour diriger la prière à la
Grande Mosquée de la Mecque, il a dû faire face à un déluge d’insultes
racistes, certains musulmans protestant ouvertement contre sa nomination.
Une
identité arabe qui exclut et discrimine
identité arabe qui exclut et discrimine
En dehors
de l’esclavage, le colonialisme occidental a certainement contribué au racisme
présent dans la société arabe en attribuant la beauté à la blancheur et la
laideur à la noirceur et en favorisant certains groupes ethniques par rapport à
d’autres. Pourtant, ce n’est pas le principal facteur qui a façonné l’identité
et la perception raciales dans la région.
de l’esclavage, le colonialisme occidental a certainement contribué au racisme
présent dans la société arabe en attribuant la beauté à la blancheur et la
laideur à la noirceur et en favorisant certains groupes ethniques par rapport à
d’autres. Pourtant, ce n’est pas le principal facteur qui a façonné l’identité
et la perception raciales dans la région.
C’est
l’idéologie panarabe coercitive qui a établi l’hégémonie d’une identité arabe
spécifique et racialisée sur toutes les autres. Elle a contribué à la
discrimination socio-économique systémique et a créé des hiérarchies raciales
strictes qui relèguent les Noirs dans une position subordonnée au sein de la
société arabe.
l’idéologie panarabe coercitive qui a établi l’hégémonie d’une identité arabe
spécifique et racialisée sur toutes les autres. Elle a contribué à la
discrimination socio-économique systémique et a créé des hiérarchies raciales
strictes qui relèguent les Noirs dans une position subordonnée au sein de la
société arabe.
Les pays
arabes les plus peuplés se trouvent sur le continent africain et les Arabes
noirs font partie de la société arabe blanche depuis la conquête musulmane de
la région. Mais il y a un mépris stupéfiant pour tout ce qui est africain ou
noir.
arabes les plus peuplés se trouvent sur le continent africain et les Arabes
noirs font partie de la société arabe blanche depuis la conquête musulmane de
la région. Mais il y a un mépris stupéfiant pour tout ce qui est africain ou
noir.
On n’est
donc pas surpris que les industries dominées par des Arabes blancs comme celle
du cinéma reflètent ce sentiment et n’embrassent pas la diversité raciale du
Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.
donc pas surpris que les industries dominées par des Arabes blancs comme celle
du cinéma reflètent ce sentiment et n’embrassent pas la diversité raciale du
Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.
Ce
racisme ambiant a des répercussions négatives sur de nombreux jeunes Noirs qui
ont du mal à trouver des modèles positifs, car ils restent largement non
représentés dans les médias grand public. La stigmatisation sociale a poussé
certains d’entre eux à se dissocier de leur identité noire. Certains nient leur
héritage africain, participent au racisme intra-racial, tentent de s’assimiler
et même de changer la couleur de leur peau par le blanchiment de la peau.
racisme ambiant a des répercussions négatives sur de nombreux jeunes Noirs qui
ont du mal à trouver des modèles positifs, car ils restent largement non
représentés dans les médias grand public. La stigmatisation sociale a poussé
certains d’entre eux à se dissocier de leur identité noire. Certains nient leur
héritage africain, participent au racisme intra-racial, tentent de s’assimiler
et même de changer la couleur de leur peau par le blanchiment de la peau.
Cette
situation est également source des graves préjudices dont souffrent les
migrants et les travailleurs migrants. Les histoires pénibles d’abus de femmes
éthiopiennes au Liban et les pratiques choquantes de torture et d’esclavage des
migrants africains en Libye ne sont que deux exemples du danger que peut
représenter ce courant sous-jacent séculaire de racisme enraciné dans les pays
arabes.
situation est également source des graves préjudices dont souffrent les
migrants et les travailleurs migrants. Les histoires pénibles d’abus de femmes
éthiopiennes au Liban et les pratiques choquantes de torture et d’esclavage des
migrants africains en Libye ne sont que deux exemples du danger que peut
représenter ce courant sous-jacent séculaire de racisme enraciné dans les pays
arabes.
Les
préjugés raciaux dans le cinéma et la société arabes persistent parce que nous
n’avons pas réussi à promouvoir un débat ouvert et des mesures efficaces contre
le racisme. Il ne faut ni tolérer ni normaliser la représentation dégradante
d’enfants et d’adultes afro-noirs, ni encourager l’industrie cinématographique
arabe à multiplier moqueries et comportements violents dans les films.
préjugés raciaux dans le cinéma et la société arabes persistent parce que nous
n’avons pas réussi à promouvoir un débat ouvert et des mesures efficaces contre
le racisme. Il ne faut ni tolérer ni normaliser la représentation dégradante
d’enfants et d’adultes afro-noirs, ni encourager l’industrie cinématographique
arabe à multiplier moqueries et comportements violents dans les films.
Pour
surmonter la stigmatisation des Noirs, nous devons nous débarrasser de
l’héritage de notre regrettable passé et mettre fin à la « culture du
silence ». C’est ce « refus d’engager des discussions sur l’esclavage
et les attitudes racistes » qui, au nom de « l’hégémonie
arabo-islamique », a permis de mettre cette question sous le tapis – comme
l’a noté l’historien marocain Chouki El Hamel.
surmonter la stigmatisation des Noirs, nous devons nous débarrasser de
l’héritage de notre regrettable passé et mettre fin à la « culture du
silence ». C’est ce « refus d’engager des discussions sur l’esclavage
et les attitudes racistes » qui, au nom de « l’hégémonie
arabo-islamique », a permis de mettre cette question sous le tapis – comme
l’a noté l’historien marocain Chouki El Hamel.
Nous, les
Arabes afro-noirs, devons accepter notre propre identité, décoloniser notre
propre perception de nous-mêmes, réclamer et embrasser notre noirceur et
militer contre les préjugés raciaux et les images et traitements dégradants
auxquels nous sommes exposés sur les écrans et dans la vie quotidienne.
Arabes afro-noirs, devons accepter notre propre identité, décoloniser notre
propre perception de nous-mêmes, réclamer et embrasser notre noirceur et
militer contre les préjugés raciaux et les images et traitements dégradants
auxquels nous sommes exposés sur les écrans et dans la vie quotidienne.
Nous
devons nous faire entendre à tous les niveaux de la société arabe, et
l’industrie cinématographique arabe devrait être à la tête de cette révolution
sociale. Nous devons rentrer en nous-mêmes et prendre conscience de nos
attitudes racistes pour mettre fin au racisme culturel et aller de l’avant.
devons nous faire entendre à tous les niveaux de la société arabe, et
l’industrie cinématographique arabe devrait être à la tête de cette révolution
sociale. Nous devons rentrer en nous-mêmes et prendre conscience de nos
attitudes racistes pour mettre fin au racisme culturel et aller de l’avant.
