Travail des enfants en Ouganda : Lafarge s’en lave les mains
10 Mai 2017

Il y a un an, la presse dénonçait le recours au travail des enfants dans une carrière artisanale alimentant une cimenterie de Lafarge en Ouganda. Suite à ces révélations, la firme française a simplement cessé de s’alimenter dans cette carrière, laissant sur le carreau ceux dont elle avait exploité le travail pendant dix ans. Une tendance malheureusement généralisée chez les multinationales confrontées à des scandales éthiques.
Après les controverses sur son rôle dans la guerre civile syrienne et ses relations avec Daech, puis celles sur sa participation à la construction du mur anti-migrants de Donald Trump (lire notre article), c’est une troisième affaire qui met en lumière la conception assez particulière de l’éthique qui semble prévaloir au sein de la direction du groupe cimentier Lafarge (désormais LafargeHolcim).
Il y a un peu plus d’un an, Le Monde révélait qu’une cimenterie du groupe en Ouganda s’approvisionnait dans des carrières de pouzzolane où travaillaient des enfants (lire notre article à l’époque). Suite à la mise en lumière de ces faits, le groupe a décidé de cesser toute relation avec les carrières en question, exploitées artisanalement, pour ne s’approvisionner qu’auprès de carrières industrielles.
