En Russie, les lois se multiplient pour traquer les ONG et les militants écologistes
26 Mai 2017

Alors que Emmanuel Macron reçoit le 29 mai le président russe Vladimir Poutine, les pressions exercées à l’encontre de la société civile en Russie ne cessent de s’accroitre. Un nouveau rapport des Amis de la Terre Norvège revient sur les conséquences des différentes lois adoptées par le Parlement russe sur les ONG, notamment environnementales [1]. Depuis novembre 2012, toute ONG qui dispose de fonds étrangers et prend part à des activités considérées comme « politiques » est susceptible de tomber sous le coup de la « loi sur les agents de l’étranger » [2]. Or, le terme « d’activité politique » est extrêmement large puisqu’il englobe toute action visant à « influencer les décisions prises par les pouvoirs publics ».
Dans un premier temps, la plupart des ONG avaient décidé de ne pas s’inscrire sur le registre des agents de l’étranger. Mais en 2014, la loi a été modifiée pour permettre au ministère de la Justice de procéder lui-même à des enregistrements automatiques. Au 1er mars 2017, 158 ONG étaient inscrites sur le registre, dont 28 organisations de défense de l’environnement selon les Amis de la Terre Norvège, alors même que la loi énonce que « les activités visant à protéger le monde végétal et animal » ne doivent pas être considérées comme « politiques ».
