Corée du Nord : comment expliquer l’escalade nucléaire ?
20 Mai 2017
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Corée du Nord : comment expliquer l’escalade nucléaire ?
1951. Une jeune Coréenne se tient devant un tank à Haengju, durant la guerre de Corée (photographie de l’armée américaine)
Un nouveau cycle de conférences a débuté la première semaine de mai à Vienne. Il se conclura par la Conférence d’examen du traité de non-prolifération nucléaire (TNP) de 2020. États parties et organisations de la société civile ont pu échanger leurs points de vue au cours du débat général, mais également lors des évènements organisés en parallèle. À l’occasion de la conférence « OTAN, armes nucléaires et traité d’interdiction ? » proposée par le Bureau international de la paix, Otto Jäckel, de l’Association internationale des avocats contre l’arme nucléaire – section Allemagne (IALANA), a abordé la question des menaces sur la sécurité internationale, et tenté d’expliquer les raisons qui poussent la Corée du Nord à développer son programme nucléaire. Nous republions ici les propos de l’auteur avec son aimable permission.
Sécurité commune contre dissuasion nucléaire : la fin de l’ère du nucléaire
Confrontation entre Corée du Nord et États-Unis, et principe de sécurité commune.
Les États-Unis sont-ils vraiment en mesure de pirater le programme d’armement nord-coréen ? Cette question est au cœur de l’article de Jeffrey Lewis Is the United States really blowing Up North Korea’s Missiles ? (« Les États-Unis peuvent-ils faire sauter le programme d’armement nord-coréen ? »), publié dans le magazine Foreign Policy du 19 avril 2017. Il y explique qu’aucune preuve n’existe pour étayer l’existence d’un programme américain ultra-secret menant des cyberattaques contre les missiles de Kim Jong-un et que David Sanger, le journaliste du New York Times qui défend cette théorie, se met le doigt dans l’œil. Argument avancé par Jeffrey Lewis : sur les 66 tirs de missile opérés par la Corée du Nord depuis 2014, 51 ont été une réussite. Si piratage il y a, écrit-il, il n’a servi qu’à neutraliser un nombre insignifiant de missiles.
