La rénovation des logements créera 126.000 emplois, assurent des ONG caritatives et écologistes
22 Février 2017

Pour lutter contre la précarité énergétique et éradiquer les logements « passoires », six organisations ont défini un programme de réhabilitation des habitations pour un coût de 80 milliards d’euros sur huit ans. Elles cherchent à le faire adopter par les candidats à l’élection présidentielle.
Coup de froid au milieu des courants d’air de son salon, coup de chaud en ouvrant sa facture d’électricité à la fin du mois. La précarité énergétique touche 5,8 millions de ménages en France, dont 2,6 millions vivent dans des “passoires énergétiques”, c’est-à-dire des logements énergivores ayant une étiquette énergie F ou G. Face à ce constat accablant, la Fondation Abbé Pierre, le Secours catholique, le Cler, le Réseau action climat (RAC), Soliha et Effy ont lancé l’initiative Rénovons ! mardi 21 février à Paris. Objectif : venir à bout des 7,4 millions de passoires énergétiques en France à l’horizon 2025 et réduire de 41 % le nombre de ménages en situation de précarité énergétique.
Pour y parvenir, les organisations tablent sur 500.000 rénovations en 2017, et une augmentation progressive de l’effort de réhabilitation jusqu’à atteindre 980.000 logements en 2021, en se concentrant systématiquement sur les passoires. Ils comptent actionner tous les leviers déjà existants : subvention à hauteur de 70 % des ménages les plus modestes dans le programme « Habiter mieux » de l’Agence nationale pour l’habitat (Anah), crédit d’impôt pour la transition énergétique (Cite) élargi aux propriétaires bailleurs, écoprêts à taux zéro (éco-PTZ) pour financer le reste à charge… « On peut arriver à une prise en charge à 79 % par l’État pour les ménages les plus modestes, assure Sabine Bardaune, consultante chez Sia Partners. Le reste de la charge serait compris entre 1.300 euros pour les ménages les plus modestes et 13.100 euros pour les propriétaires bailleurs. »
